L’Homosexualité face au Divin : Quand l’Église Condamne, l’Esprit Élève

L’Homosexualité face au Divin : Quand l’Église Condamne, l’Esprit Élève

Pourquoi ceux qu’on a marginalisés pourraient bien être les premiers à franchir le seuil


D’abord, le silence

L’Église catholique a une position claire : l’homosexualité est “intrinsèquement désordonnée”. Les mots sont choisis. Ils blessent. Ils excluent. Ils condamnent à une vie de silence, de cachette, de mensonge à soi-même.

Des millions d’hommes et de femmes ont grandi avec cette épée au-dessus de la tête : “ce que tu es est mal”. Certains ont fui. Certains se sont mariés par dépit. Certains se sont éteints. D’autres, plus rares, ont tenu bon, ont aimé, ont vécu – parfois en secret, parfois au grand jour, toujours avec le poids de l’institution sur les épaules.

Mais si on retournait le regard ? Si ce que l’Église appelle “désordre” était en réalité une forme d’équilibre supérieur ?


La Merkaba : un équilibre subtil

On a parlé de la Merkaba, ce véhicule de lumière formé de deux tétraèdres imbriqués – l’un pointant vers le ciel (le divin), l’autre vers la terre (l’incarné). Quand ils sont équilibrés, ils tournent en harmonie et forment une sphère parfaite. C’est cette sphère qui permet l’ascension.

L’Église a passé des siècles à imposer un modèle unique : homme avec femme, masculin avec féminin, actif avec réceptif. Dans ce cadre, l’homosexualité n’a pas sa place. Elle est hors du “dessein de Dieu”.

Mais si le dessein de Dieu était plus grand que ce qu’on nous a dit ?


Ce que l’homosexualité révèle sur la Merkaba

Regardons les choses sans œillères. Un homme hétérosexuel, dans le modèle traditionnel, est souvent enfermé dans une version étroite de la masculinité : il doit être fort, actif, dominant, celui qui pénètre, jamais celui qui est pénétré. Il est tout en haut du tétraèdre, avec un bas à peine développé. Sa Merkaba est déséquilibrée. Il lui faudra souvent des années, des épreuves, pour apprendre à descendre, à recevoir, à être vulnérable.

L’homosexuel, lui, a dû traverser un chemin différent. Pour aimer un homme, il a dû accueillir en lui des parts de réceptivité, de vulnérabilité, de douceur que la masculinité traditionnelle interdit. Il a dû faire cohabiter en lui ce qu’on lui disait incompatible. Sans cette traversée, il n’aurait pas pu aimer.

Résultat : sa Merkaba est souvent plus équilibrée que celle du “mâle bourrin de base”. Pas parce qu’il est “meilleur”. Parce que son chemin l’a forcé à développer les deux pôles. Là où l’hétéro classique a un tétraèdre du haut surdéveloppé et un tétraèdre du bas atrophié, l’homosexuel a souvent une structure plus harmonieuse.

Mais attention : cet équilibre peut parfois pencher trop dans l’autre sens. L’homosexuel qui a développé sa part féminine au détriment de sa part masculine peut se retrouver avec une Merkaba déséquilibrée à l’inverse. Le but n’est pas de basculer d’un excès à l’autre. Le but est l’équilibre.


L’androgyne intérieur

L’idéal n’est pas d’être physiquement androgyne. C’est d’avoir les deux pôles développés en soi, quel que soit son apparence.

Je suis personnellement très masculin physiquement. On ne me prendrait jamais pour un androgyne. Pourtant, j’ai mon côté féminin très développé : la réceptivité, l’intuition, la capacité à recevoir, à être vulnérable. Mais je ne suis absolument pas intéressé par les hommes. D’ailleurs je suis un homme hétéro mais je me fais appeler Soeur Ginette, on ne peux pas plus androgyne…

C’est ça, l’équilibre : avoir les deux pôles intérieurement, sans que l’orientation sexuelle soit un indicateur. Un homme hétéro peut avoir une Merkaba parfaitement équilibrée. Un homme gay peut avoir une Merkaba déséquilibrée. L’orientation n’est pas le problème. C’est le développement intérieur qui compte.


Le paradoxe de l’Église

L’Église condamne ce qu’elle devrait peut-être regarder avec d’autres yeux. Parce que dans sa peur de ce qui sort du cadre, elle a peut-être éloigné ceux qui étaient les plus proches du seuil.

Les mystiques l’ont toujours dit : pour toucher au divin, il faut être entier. Ni tout à fait homme, ni tout à fait femme. Le Christ lui-même, dans l’iconographie, est souvent représenté avec des traits androgynes. Parce que le divin dépasse les catégories. Parce que l’âme n’a pas de sexe.

L’homosexuel, par son chemin, est souvent déjà dans cette traversée. Il a dû dépasser les catégories. Il a dû habiter un espace que l’institution ne veut pas voir. Et dans cet espace, peut-être que la porte s’ouvre plus facilement.

Mais encore une fois, ce n’est pas automatique. C’est une potentialité, pas une garantie. Tout dépend du travail intérieur.


Témoignage

Un homme, gay, catholique pratiquant, raconte :

“J’ai passé des années à me demander pourquoi Dieu m’avait fait comme ça. Je lisais les textes, j’écoutais les sermons. J’étais une abomination. Je devais me taire, me cacher, ou partir.

Je suis resté. J’ai prié. Pas pour devenir hétéro. Pour comprendre.

Un jour, dans une méditation, j’ai vu ma Merkaba. Elle tournait. Pas comme on me l’avait décrite – un tétraèdre en haut, un en bas. Les miens étaient entrelacés, presque fusionnés. J’ai compris. Je n’avais pas à choisir entre masculin et féminin. J’étais les deux. Et dans cet équilibre, je touchais à quelque chose que beaucoup cherchent sans trouver.

L’Église dit que je suis désordonné. Moi, je crois que je suis ordonné. Juste pas à leur manière.”


Pour finir

Alors, oui, l’homosexualité est mal vue dans le catholicisme. Mais ce n’est pas une raison pour la vivre dans la honte. Parce que, d’un point de vue énergétique, ceux qu’on a marginalisés ont souvent un avantage : leur chemin les a forcés à développer les deux pôles, à équilibrer leur Merkaba.

Mais cet avantage n’est pas automatique. Il peut pencher trop d’un côté. Et il n’est pas exclusif. Un homme hétéro peut tout à fait avoir une Merkaba équilibrée s’il a travaillé son côté féminin. Une femme hétéro peut avoir une Merkaba équilibrée si elle a travaillé son côté masculin.

L’orientation sexuelle n’est pas le but. L’équilibre intérieur, oui.

2026 est l’année de l’ascension. L’année où on nous demande d’élargir notre conscience, de développer nos corps subtils, d’étirer notre Merkaba jusqu’à ce qu’elle devienne sphère.

Peut-être que ceux qu’on a marginalisés seront les premiers à franchir le seuil. Pas à cause de leur orientation. Mais à cause du chemin qu’ils ont dû traverser pour survivre. À cause du travail d’équilibrage qu’ils ont souvent fait sans le savoir.

L’Église les a condamnés. Mais Dieu, peut-être, les attendait au passage.


Amen. AOM. Et que ceux qui ont souffert soient les premiers à voir la lumière.

7 Comments

  1. Sœur Bernadette

    Ma pauvre fille, cet article me retourne les tripes. Ma cousine Thérèse a fait toute sa vie dans le placard, elle allait à la messe tous les dimanches en priant pour devenir ‘normale’. À 60 ans elle a rencontré une femme, elle est sortie de l’église pleurant ‘pourquoi j’ai attendu si longtemps ?’ Le divin il élève ou il écrase, fallait se décider…

  2. Sœur Gertrude

    Bernadette, je te comprends tellement. Mon fils me l’a annoncé à 18 ans : ‘Maman, je suis gay.’ J’ai répondu ‘ma pauvre chérie, mais t’es parfait comme tu es.’ Lui il a pleuré parce qu’il avait peur que je le rejette à cause de l’église… J’ai jamais remis les pieds à la paroisse après ça. Dieu il a pas créé des ‘désordres’, si ?

  3. Sœur Rosalie

    Gertrude, t’es une maman en or. Moi j’ai une amie, Simone, elle s’est mariée avec un homme à 25 ans pour faire ‘comme tout le monde’. Elle a eu trois enfants. À 50 ans elle a rencontré Marie. Le divorce a été un scandale à l’église. Mais elle m’a dit : ‘Rosalie, j’ai prié le soir de la rencontre, le bon dieu m’a envoyé un signe : un orage avec un arc-en-ciel. J’ai compris.’ Oh la coquine, faut croire aux signes.

  4. Sœur Angèle

    L’article dit que ‘ceux qu’on marginalisés pourraient franchir le seuil’… Mon curé m’avait dit un jour ‘Angèle, les homosexuels, c’est comme les gauchers qu’on forçait à écrire de la main droite’. Ça m’avait marquée. Mon fils est gaucher ET gay, ma pauvre fille ! Le pauvre, il écrit mal ET il a pas trouvé l’amour. Mais il est heureux maintenant avec son Jules. L’esprit élève, comme dit l’article.

  5. Sœur Cunégonde

    Angèle ton fils m’a fait rire jaune. Moi, j’ai grandi en entendant ‘c’est une épreuve, offrez-la à Dieu’. Une épreuve ? Aimer ? Ma pauvre fille, j’ai mis 20 piges à accepter que j’aimais les femmes. Aujourd’hui je vis avec Yvonne, on va pas à l’église mais on a une petite lumière au-dessus du lit. C’est notre ‘divin’ perso. Et franchement, bien plus chaleureux qu’un prêtre qui te juge.

  6. Sœur Philomène

    Valentine, je veux le même curé ! Ma belle-sœur a été mise à l’index par sa paroisse pour avoir soutenu son fils (gay et fier). Elle a changé d’église. Maintenant elle va à la cathédrale avec une écharpe arc-en-ciel. Les vieux râlent, elle répond ‘Vous préférez que j’aille au bordel ? Lui au moins il met des paillettes’ (oh la coquine). L’article dit juste ce qu’il faut : la honte ne vient pas de Dieu, elle vient des hommes.

  7. Sœur Valentine

    Cunégonde, ta ‘petite lumière’ j’adore. Moi ce qui m’a aidée c’est un groupe de catholiques LGBT. On s’appelle ‘Les Pissenlits’ parce qu’on pousse là où on nous dit de pas pousser. L’article a raison : l’institution condamne mais l’esprit, lui, il accueille. Mon curé actuel (un petit jeune sympa) dit ‘Dieu a pas de problème avec qui vous aimez, c’est les évêques qui ont des problèmes de maths’. Il compte pas les couples, il bénit.

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *