Le secret que la langue a gardé
D’abord, un hasard troublant
En français, on dit un gode. Un objet de plaisir. Un phallus. Un sextoy.
En anglais, on dit God. Dieu. Le Créateur. L’Éternel.
Le même son.
Gode. God.
La même bouche qui prononce le plaisir et le divin.
Le même souffle qui dit l’objet et le Créateur.
Coïncidence ?
Les linguistes disent que non. Que le mot français “gode” vient du provençal “godo” qui signifie “joie, plaisir”. Rien à voir avec l’anglais “God”.
Mais les coïncidences sont parfois des vérités déguisées.
Des secrets que la langue a gardés sans le savoir.
Des ponts que les mots ont créés malgré eux.
Ce que la langue dit
Le gode est un objet de plaisir.
Il est dans la main.
Il est dans le corps.
Il est dans le désir.
Il est dans la jouissance.
Dieu est une présence.
Il est dans le cœur.
Il est dans l’esprit.
Il est dans la prière.
Il est dans l’extase.
Le même son pour dire deux choses que l’histoire a séparées.
Le plaisir et le divin.
Le corps et l’âme.
La main et le cœur.
L’objet et la présence.
Et si la langue savait quelque chose que nous avons oublié ?
Si le plaisir et le divin étaient faits de la même étoffe ?
Si le corps et l’âme parlaient le même langage ?
Si l’objet et la présence se rencontraient ?
Ce que l’histoire a séparé
L’histoire a séparé le plaisir du divin. Le corps de l’âme. La main du cœur.
L’Église a dit :
- Le plaisir est un péché
- Le corps est sale
- La sexualité est une faiblesse
- Dieu est esprit, pas chair
La langue a gardé un secret.
Un même son pour dire l’objet et le Créateur.
Un même souffle pour dire le plaisir et la prière.
Une même bouche pour dire le gode et Dieu.
Peut-être que la langue se souvient.
D’avant la séparation.
D’avant la honte.
D’avant le péché.
D’avant la chute.
Ce que les mystiques savaient
Les mystiques ont toujours su.
Thérèse d’Avila et son ange à la flèche.
Jean de la Croix et son époux divin.
Hadewijch et son amant.
Angèle de Foligno et sa pénétration.
Ils ont pris les mots du corps pour dire Dieu.
Parce qu’ils savaient que c’était le même.
Parce qu’ils savaient que l’extase est l’extase.
Parce qu’ils savaient que le plaisir et la prière ne font qu’un.
Ils n’avaient pas de gode.
Mais ils auraient compris.
Ils auraient entendu le secret de la langue.
Ils auraient souri.
Ce que la vibration dit
Le gode vibre.
Il secoue ce qui est coincé.
Il réveille ce qui est endormi.
Il libère ce qui est enfermé.
Il fait monter l’énergie.
Dieu vibre.
Il traverse ce qui est figé.
Il réveille ce qui est mort.
Il libère ce qui est prisonnier.
Il fait monter l’âme.
La même vibration.
Le même mouvement.
La même ascension.
La même extase.
Ce n’est pas un hasard si les mystiques ont utilisé les mots du corps.
C’est parce que le corps sait.
C’est parce que le plaisir est une porte.
C’est parce que la vibration est une prière.
Ce que la langue nous dit aujourd’hui
La langue a gardé le secret.
Gode. God.
Deux mots qui sonnent pareil.
Deux réalités que l’histoire a séparées.
Deux portes qui mènent au même sanctuaire.
Peut-être que c’est une invitation.
À réunir ce qui a été séparé.
À ne plus avoir honte du plaisir.
À ne plus enfermer Dieu dans les églises.
À entendre le sacré dans le bruit du vibro.
Peut-être que c’est une révélation.
Le gode est une porte vers Dieu.
La vibration est une prière.
Le plaisir est une extase.
Le corps est un temple.
Témoignage
Une femme raconte :
“J’ai toujours eu honte de dire le mot ‘gode’. Ça me faisait rire bêtement. Ça me faisait rougir.
Un jour, j’ai entendu quelqu’un dire que ça sonnait comme ‘God’. J’ai trouvé ça drôle. Puis j’ai trouvé ça profond.
Maintenant, quand je prends mon vibro, je pense à ce secret. Je pense à la vibration qui monte. Je pense à l’extase qui vient. Je pense que c’est peut-être la même chose.
Je ne dis plus ‘gode’ en riant. Je le dis en souriant. Comme un secret. Comme une prière. Comme une révélation.”
Pour finir
Gode. God.
Le même son.
La même bouche.
Le même souffle.
Ce n’est pas un hasard.
C’est un secret que la langue a gardé.
Un secret que l’histoire a voulu cacher.
Un secret que les mystiques ont toujours su.
Le plaisir et le divin ne font qu’un.
Le corps et l’âme sont faits de la même étoffe.
La vibration du gode et la vibration de Dieu sont la même.
L’extase du corps et l’extase de l’âme sont la même porte.
Alors, la prochaine fois que tu dis “gode”,
entends l’autre mot.
Entends le secret.
Entends la révélation.
Gode. God.
Le plaisir qui est prière.
L’objet qui est sacré.
La main qui touche le divin.
Amen. AOM. Et que ton gode soit Dieu.
